Dimanche 1 mars 2009
Edition: 1.0

J'ai lu un roman il y a peu, Harlan Coben "Dans les bois" (et c'est pub gratos pour Amazon encore zou!), le héros compartimentait ses vies. Le boulot, la famille, ses secrets, etc. J'ai eu sentiment bizarre, je me suis dit, oui! non? Tu compartimentes ou pas? Oui je me parle beaucoup à moi même. Je me réponds aussi, une espèce de différentes composantes de ma personnes qui se répondent.

Donc oui je compartimente. J'ai des vies différentes, des vies plus ou moins compartimentées. Et là où est le paradoxe c'est que je ne cherche pas forcément à le faire, cela vient tout seul. Et hop une nouvelle adresse email, ou et hop je ne dis que ce qu'on l'on est prêt à accepter de moi à mon nouvel interlocuteur. Surtout que je cherche une harmonie, une cohérence de vie. Incompatible avec le compartimentage (barbarisme #42443, je ferais un recueil un jour, promis).

Alors ces vies quelles sont-elles, pourquoi, comment?

Pourquoi déjà. Parce-que d'une part je ne veux pas souffrir et dévoiler des choses de moi qui pourraient à un niveau de retour quelconque me nuire ou m'atteindre. D'autre part, parce-que naturellement je sens l'autre, ses attentes, ses limites, ce qu'il est prêt à entendre, à attendre. Cela est valable au niveau professionnel, familiale, sentimental, relationnel, etc.

Comment ensuite. Tout seul. Cela se fait tout seul, je réponds automatiquement dans l'arbre continu des possibles. Je ne calcule pas. Et les compartiments se créent par la suite, par catégorisation, par classement. Le cerveau est très fort pour cela: classer. Il ne fait que cela, classer et mettre en lien.

Lesquelles sont-elles enfin. Professionnelles, j'en ai déjà deux ou trois. Deux ou trois domaines d'activité qui ne se croisent pas, qui s'enrichissent mutuellement d'expérience, mais ne se croisent jamais. Familiale, dans l'intimité de mon chez moi, je ne suis pas celui avec ma famille proche et encore moins avec la famille lointaine ou par alliance. Sentimentale, j'ai été celui qu'on attendait à chaque fois, du prince charmant au sale con (je sais faire aussi). Amicale, presque moi même avec un ami très proche, par moreaux et incomplet avec les autres selon les facettes. Relationnel, du gentil gars qui plaisante et sourit tout le temps, le bon mot pour donner un sourire au regard de tueur qui ignore l'autre. Et les autres vies, les secrètes. Non je n'ai aucune vie nocturne de psychopathe, je vous rassure. Juste encore certaines parties de ma vie qui ne sont pas toutes dévoilables au sens de la norme sociale, de l'acceptation, de l'idéal recherché, etc. Des vies toutes fragmentées qui sont justes personnelles, sans relation à l'autre, en relation par le net ou avec l'autre dans une relation très cillée.

Il y a tellement au final, que cet éparpillement peut faire peur, il peut déranger. Il fait peur et dérange. On ne le comprends pas. Cela renforce les compartiments. Parfois des porosités existent, mais la plupart du temps, si ce n'est toujours, il y a un mauvais retour de bâton. Alors chat échaudé, ... surtout quand le chat est plein de rayures.

Alors à quand le coming out global, l'assumage (#42444) total de toutes ces facettes, le jour où la boule à facettes devient lisse, continue, sans angles, juste simplement sphérique, parfaitement lisse. Parfaitement lisse, impossible. Parfait c'est impossible. Lisse c'est terne. Donc je ne pourrais aller jusque là, jusqu'à cette perfection. Alors un cran en dessous, un pas de côté. Ça marche toujours.

Il faudra encore du temps, cela se fera progrressivement, aggrégation par partie (j'ai pas dit intégration, pour les connaisseurs seulement). Pas par porosité, par le bas, mais par le haut, par choix de dire, aller là dans ce compartiment, on met les choses à ce niveau. On verra bien ce qu'on perd et qui on perd. On perd toujours quelque chose, des personnes surtout qui ne suivront plus. Dans un autre compartiment, on fait pareil. Et telles des écluses, une fois les mêmes niveaux quasiment atteint, on lève l'écluse. On fusionne les compartiments, et on voit ce que cela donne.

Pour réaliser cela, il faut, faudra, de l'énergie, de la volonté, savoir assumer les conséquences, à tous les niveaux, à tous les temps (le temps revient toujours à la charge). Il sera nécessaire d'avoir les mécanismes de protection adéquat et savoir que l'on peut tout perdre. Tout gagner aussi, mais j'ai plus de doutes. Toujours ces doutes sur soi et si on vaut le coup.

Bref (il y avait longtemps), cela vaut-il le coup finalement de décloisonner ces vies. Je pense qu'il y a à gagner, à gagner en relation aux autres, plus sincère, plus vraie, plus riche donc. Mais le puis-je, l'accepteront-ils?

En attendant d'avoir réponses à ces deux questions, je continue mes vies, avec la frustration, l'incompatiblité que cela peut produire, les empêchements que cela peut donner. La moins pire des solutions.
Par Dr. Jarod House - Publié dans : Présentation
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Vendredi 27 février 2009
Edition: 0.1

Aprés l'euphorie, les sentiments se délitent peu à peu, envie laisse place à dépit, énergie à fatigue et le chaos s'installe. Le flot d'envies et d'idées ne se canalisent plus, il y a perte de contrôle.

La fatigue surement, le manque aussi. Le manque de ne pas stimuler le cerveau, de ne pas l'occuper. Un peu come un drogué en manque. Tant que l'on entretient, tout va bien, on peut baisser un peu le rythme, mais pas le relacher. Sinon c'est la chute et tout passe du côté obscur. On a plus de prise sur rien, sur nos envies surtout. Elles submergent, mais laquelle choisir, laquelle réaliser, on en commence une, puis une autre, puis pleins en même temps. Et au final on s'arrête, on les laisse en plan. Plus assez d'énergie pour y aller seul.

Je pourrais tout faire, le faire bien en plus. Du ménage de la maison à écrire un traité d'astronomie. Mais il faut le faire. Faire, pas le penser. La discussion est un échapatoire, un éxhutoire qui permet de faire tout en ne faisant pas (merci John Langshaw Austin). Mais discuter il faut être au moins deux. Par le net, par le réel on s'en fout. Faire on est seul. Et seul on aime l'être aussi. Le paradoxe commence là, il ne s'achève pas. Il ne fait que recommencer encore et encore.

Quelle envie choisir? Aucune, opter pour une obligation? Non, je les repousse, je les filtre, jusqu'à ce que les plus importantes arrivent à échéance quand l'échéance n'est pas repoussable, violable, soluble. Surtout dans ces moments là, aucune envie de l'obligation. Encore moins que d'habitude.

Alors quoi donc. Je ne sais pas, je tourne en rond, je zappe d'une idée à l'autre et je me force à écrire. Ecrire a toujours été un bon moyen de sortir, d'accoucher. Mais quand je suis comme cela, j'écris mal, j'écris sans être connecté, j'écris de la sous écriture.

Donc j'arrête là.
Par Dr. Jarod House - Publié dans : Présentation
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Vendredi 20 février 2009
Edition: 1.0

Je travaille dans un milieu créatif (enfin pas tout le temps créatif est le milieu et pas tout le temps je bosse dedans) et on me demande souvent: "Mais ça doit être dur de trouver des idées?"...

Et là, je dis non, vous savez, je noie le poisson... comme d'habitude.

Mais les idées si vous saviez, j'en ai sur tout, tout le temps, alors bon. Des mauvaises à la pelle, c'est clair. Mais c'est le nombre d'idée qui fait qu'on en a une bonne. Et puis il faut essayer, tester, imaginer des choses nouvelles, etc. Alors avec un fonctionnement qui est naturellement fait comme cela, les idées ça ne manque pas.

Une dernière dans le genre qui nous intéresse. Mais avant il faut que je contextualise un peu. Et oui, forcément.

Pour moi la ligne entre travail, activité, recherche, etc. est ténue. En fait, la dichotomie s'opère par le fait que le travail c'est ce qui nous permet de payer le loyer et de manger. Je vais essayer de pas rentrer dans des idées politico-sociales de revenu universel (je vous ferais un jour le calcul et le détail du fonctionnement), mais bref. Nous vivons dans une civilisation (je dis une, car à 99% ce que je vais dire est valable pour tous et de tous temps pour les humains) où l'argent, la monnaie existe. Impossible de le/la nier, c'est une invention purement humaine pour le coup, la monnaie d'échange, la valeur des choses. Sans rentrer non plus dans la théorie économique et pour tenter (à nouveau) de faire court, l'argent est nécessaire à la vie, à l'activité humaine, mais à la vie tout court.

Sans argent, on ne vit pas. Ou très mal, ou alors dans des cas très spéciaux ci et là bien sur. Et changer l'humanité, ce n'est pas possible. Au sens où l'inertie historique, l'inertie de population, sont trop grandes pour les changer en quelques temps (années, siècles, ...). Bref, à mon échelle de temps, ce n'est pas possible. Une question de rapport d'énergie, pas de force, d'énergie.

Alors le fait est là, l'argent est nécessaire à la vie. On aime, on aime pas, on pense ce qu'on veut, on ne combat pas un état de fait. Alors ensuite. Ensuite, cela veut dire que pour vivre (manger, dormir ne serait-ce que cela), il faut de l'argent. Je mets de côté, les gens qui en ont par famille, loto ou eux-mêmes (légal ou pas, ce n'est pas le propos, le propos est d'en avoir).

Donc on travaille. Pourquoi, parce-que l'autosuffisance agraire n'est pas viable, de tout temps en plus. Je parle au niveau personnel ou communautaire. La complexité allant de pair avec la croissance du groupe humain, simple communauté à ville, etc. il y a toujours un moment de spécialisation des tâches, ne serait-ce au début que pour survivre. Par efficacité, pour ce que vous voulez, de toute façon, ça marche comme cela avec la même inertie dont je parlais avant.

Le travail c'est quoi, c'est l'échange de mon poulet contre des graines, car moi j'élève des poulets. C'est je préfère de la monnaie, ça me permet d'échanger contre du bois de chauffage que le bûcheron coupe, etc.

Alors on a une activité qui nous donne de l'argent. C'est le principe du travail: une activité qui procure de l'argent. Après on en fait ce qu'on veut bien sur, on peut en vouloir plus, moins, s'en suffire, etc. Tout est possible et tout existe. Le travail est une institution sociale dans la civilisation humaine.

Les castes sociales, de tous temps, de tous endroits, qui ne travaillent pas ou autre sont des exceptions à la marge, nécessaire ou pas selon. Mais la complexité de La société humaine fera qu'il y aura toujours de tout et tant mieux. Il n'est nullement question de normaliser les humains, sinon on a plus de démocratie, qui est quand même la plus grande avancée de tous les temps. Oui c'est le début, c'est dur plus ou moins à tous les endroits du globe, mais c'est le début. Un siècle en moyenne, plus pour les plus chanceux. Alors au regards des milliers d'années d'histoire post-cro-magnon, laissons le temps au temps comme disait le grand prophète Mick Jagger.

Donc travail obligatoire pour vivre. Et oui.

Alors c'est là où est ton le problème et le mien en particulier. Travail, implique soumission, par contrat. Oui c'est le but du jeu: argent et tu fais ce que je te demande. Ok. Mais lorsque l'on fonctionne de façon Zébrée et bien c'est très dur si l'on a pas de zébré autour de nous...

Ça donne des conflits, des quiproquos au mieux, des inactions, etc. Pourquoi, parce-que celui qui demande sait ce qu'il demande, alors quand celui qui doit faire propose toujours de faire autrement car c'est plus efficace, plus humain, plus mieux (vous mettez le mieux qui vous va). Et bien ça coince. Toujours. C'est inhérent au fait de demander quelque chose à quelqu'un, on sait ce que l'on demande (et parfois comment). On veut le résultat. Point.

Au final, cela donne quoi?

Pour moi, la vision que le travail constitutif de la société, j'ai toujours voulu m'en passer. Mon rêve, passer mon temps à lire, étudier, comprendre, etc. Alors oui le cursus de recherche universitaire, puis privé m'a tenté. Mais au vu de la déception des groupes humains croisés, je me suis rapidement tourné vers une autre solution. Laquelle? Et bien la plus simple avoir de l'argent pour satisfaire cela. Exit le loto ou la riche héritière. Donc bosser dans un domaine et avoir assez d'argent pour arrêter au plus tôt. Bosser dans les meilleurs principes bien sur, respectueux de ces fameuses valeurs etc.

Vous connaissez le Familistère? Non, suivez le lien. Lorsque capitalisme, entreprise ne rime pas avec exploitation, mais avec idéal humain. Il y a plein d'autres exemples, c'est toujours possible, il faut le vouloir et ne pas faire comme tout le monde.

Vous saurez pas si j'ai réussi ou pas à mon niveau à changer le monde, pas en public, désolé, c'est mon côté réservé.

Par contre, sachant tout cela et pour revenir aux idées et à celles qui nous intéresse ici sur la zébrure. Je me dis, ok il y a plein (enfin quelques unes) associations, regroupements, etc. qui mettent des gens au même fonctionnement ensemble, mais bon passé la communauté et le reste, ca amène à quoi? Pas grand chose sur le changement du monde (vous avez pas oublié qu'une composante essentielle est cette mégalomanie infantile à vouloir changer le monde, non? ok).

Changer le monde ok, mais avant de combattre contre l'inertie énorme que le monde représente, si on visait plus bas. Et à côté. Je m'explique.

Viser plus bas, ca veut dire aider ceux qui le veulent ou qui en on besoin et pas Tout le monde (quelques soient les niveaux). A côté, cela veut dire qu'il faut bien vivre, manger, etc. et que l'altruisme pur ne paye pas (au sens pécunier, mais aussi efficacité, on le regrette ou pas c'est un fait).

Je détaille.

Une association qui aide les gens, il faut... des dons, des fonds, de l'argent en plus des bénévoles. Et le temps (ah oui je l'oubliais lui dans mon discours, mais bon vous aurez compris) n'est pas extensible. Alors vous trouverez toujours plus gens pour travailler que pour bénévoler. C'est une question de priorité pour manger encore et de temps restant. Passer du temps avec ses proches, profiter de la vie et ensuite (selon les gens, mais de façon globale) les autres sur son temps libre.

Même les plus grosses associations qui aident les gens, sont quelques part antinomiques du système. Le système est capitaliste et l'état malheureusement moins présent pour aider, sauvegarder et protéger ceux qui en ont besoin (globalement encore).

Alors il faut viser à côté, penser différemment. Facile ça. Donc on prend au riches pour donner aux pauvres.

L'idée (enfin disent-ils) c'est de monter une équipe de surdoué capable de résoudre des problèmes de sociétés (au sens entreprises, pour les probèmes de société au sens social, voir après la fondation). Un cabinet de conseil high-intellectual. Vous imaginez avec de telles capacités dans un environnement adéquat? Le plaisir des membres, la qualité du service, etc.
Vous ajoutez un systême d'organisation et de répartition des revenus en accord avec ces fameuses valeurs. Vous ajoutez une fondation d'entreprise qui fait la même chose mais pour les particuliers et sans les faire payer.

Oui, c'est utopique, c'est idéaliste. Mais dans me tête ça marche très bien, avis à ceux qui veulent les détails. De la mise en place à la pérennisation, et tous les détails. Ah simulation quand tu nous tiens.

PC: Je suis sérieux pour ceux qui en doutent encore.
Par Dr. Jarod House - Publié dans : Présentation
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Jeudi 19 février 2009
Edition: 1.0

Le dernier livrer de Jeanne Siaud-Facchin, "Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué" (je ne mets pas de lien, il suffit de faire une recherche par le titre avec votre moteur favori).

Allez! Je l'ai mis le le lien, sur Amazon. Longtemps que j'ai pas commandé la bas, mais je les aime bien. En plus, c'est le premier lien Google. Bref.

Donc que l'on soit diagnostiqué (j'ai un peu du mal avec ce terme qui sous entend un problème, alors qu'il n'y en a pas forcèment pour tout le monde et je ne parle pas de moi, nullement). J'arrête et j'ouvre une parenthèse.

Par exemple pour l'enfant, la pression est déjà tellement forte d'être différent, de se savoir différent qu'en plus on associe le môt "diagnostic" à son sujet, au sujet de sa différence. De même pour les adultes. Quand Jeanne Siaud-Facchin parle de Zèbre, l'idée est très bonne afin de mettre un nom "propre", vidé de sens, de connotation, pour des personnes qui attachent une importance immense aux mots, aux termes, aux sens, aux contextes, aux connotations.

Alors parlons plutôt de détection, c'est beaucoup plus neutre. Rien n'est sous-entendu. Cela serait moins violent peut-être à porter. Fin de parenthèse.

Donc, que l'on soit diagnostiqué (le terme est toujours valide, ma parenthèse ne change rien aux faits), détecté (je le mets pour être cohérent avec ma parenthèse le long de mon discours), troublé par certaines choses en lisant ce livre, totalement bouleversé à sa lecture (j'ai pleuré toutes les 10 pages), que l'on ait pas lu le livre mais que l'on sente cette différence, que l'on ne l'explique pas (rahh... ces explications!), que l'on se doute de quelque chose, que l'on ait peur de tomber dans la prétention et tous les autres cas similaires, apparentés... le grand problème c'est la solitude.

Je m'explique.

Je ne parle pas forcément de solitude au sens où même les personnes qui le vivent bien, au mieux, ne sont pas seules, sont intégrées dans les groupes sociaux (familiaux proches à lointains), etc. On peut avoir des amis, des relations, des maris, des femmes, des enfants, des parents, des soeurs, des frères, etc. Oui évidement et entretenir comme tout le monde des relations plus ou moins proches avec eux. Mais même pour ceux qui y arrivent à avoir ces relations quasi "parfaites", il y a cette solitude.

La solitude d'être différent, de ne pouvoir communiquer avec d'autres ou une autre personne comme soi.

Alors bienvenu dans le communautarisme me direz-vous. Attendez, j'y arrive. Pas trop vite dans les raisonnements (enfin au sens de ne pas oublier des choses bien sur, sinon vite évidement).

Oui ou non cela dépend. Il y a d'abord le fait, le constat et les options.

Le fait. C'est cette solitude, elle existe. Pour toutes les personnes qui fonctionnement différemment comme cela: surdoué, zèbre, etc. Tous fonctionnent différemment du reste du groupe humain. 2%, 5%, bref dans le meilleur des cas plus de 9 personnes sur 10 au hasard ne fonctionnent pas comme vous. Donc au niveau des relations, du noyau familial au plus loin, le ratio tombe facile à 49 sur 50 si on a de la chance.
Donc, la majeure, voire la quasi-totalité du temps, le comportement doit être adapté. Cela demande un effort, plus ou moins adapté, plus ou moins d'effort, etc. Jusqu'au dénaturement permanent de tout ou partie de soi dans le pire (meilleur?) des cas.

Alors j'appelle cela de la solitude, car "naturellement", au sens de son fonctionnement propre il n'aspire pas à être autre. Donc en consèquence logique, cela signifie pour moi une solitude plus ou moins masquée.

La solitude je l'accepte. J'accepte le fait, je ne peux le nier il est là. Mais cela ne doit pas m'empêcher de trouve des solutions. De l'effacer, de le combattre, autrement que par des fonctionnements inconscients dont je ne suis maître. Je veux choisir, c'est plus dur.

Alors si on choisit, on a quoi comme options. Le communautarisme ou ... pas grand chose.

Le communautarisme, c'est vouloir se retrouver entre nous, entre identiques, se refermer sur soi-même. Alors oui le sentiment de solitude est tel qu'à un moment il est normal, évident, naturel de vouloir se regrouper. Mais pas dans l'excès. C'est mon avis pour le coup. Juste cela.

Mais si les valeurs d'universalisme, d'humanisme sont partagées à un tel niveau par ces Zèbres, ces surdoués, ces hypertrophiés du sentiment, alors il y a antinomie. C'est impossible de vouloir la communauté pour être moins seul. Alors on va sacrifier encore son "manque", continuer à ne pas être soi, pour ne pas tomber dans encore autre chose qu'y est encore moins nous même. Pas nous même, mais nous ne faisons pas de choses contre les principes fondamentaux, les valeurs principielles.

Donc encore et toujours seul.

La paradoxe, on recherche l'autre identique, mais on ne veut pas être en communauté, étiqueté, etc.

Alors c'est dur, très dur parfois. On le sait ou pas, on l'accepte ou pas, mais c'est difficile.

Que faire?

J'en sais rien, enfin si peut-être des pistes, moins que des solutions. Pas assez de recul, de données, de retours pour une solution. Pas l'envie de donner une solution non plus.

Mais des pistes. Une piste, les blogs, je me suis lancé, j'ai fait un tour sur les autres et je me dis pourquoi pas déjà regrouper les blogs ici, ou donner envie à certains de rejoindre, et de voir ce que cela donne.

Le but. Je sais pas, on verra. Déjà la visibilité, si cela fonctionne, la visibilité attire. L'attirance permet de croître en contenu, en retour. Et après on voit.

Si quand même une espérance personnelle, peut-être partagée par d'autre. Etre moins seul, compenser ce manque ici, nouer des relations, des amitiés pourquoi pas? Ah l'idéal humaniste de changer le monde. Mais je me contiens, vous avez vu.

Allez, si je vous le dit quand même, qu'est-ce que j'aurais envie d'avoir des amis, qui sont près de chez moi, avec qui on pourrait passer des soirées à être nous-mêmes, discuter de tout, parler, rire, sortir. Comme les vrais gens quoi en fait.
Par Dr. Jarod House - Publié dans : Zs - Communauté : Surdoués, Zèbres et Apparentés
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Mercredi 18 février 2009
Edition: 1.0

Avant de commencer, je dois contextualiser. Et oui encore et toujours.

Si j'ai envie de parler des goûts et des couleurs , c'est (je vous la fait à rebours) que je suis tombé sur le blog de Another Grey Day in the Big Blue World. Elle en parle. Je suis tombé sur son blog, après avoir recherché des informations sur les tests de QI (j'en parlerais une autre fois) et sur un forum on donné son blog.

Pour une fois assez simple, mais j'ai peut-être pas tout mis.

Bref, Another Grey Day in the Big Blue World (je l'ai écrit sans copier/coller, ... mais je ne veux lui donner un acronyme ou un surnom par respect. Quand on respecte on fait attention aux noms, aux mots, ils sont importants, notre seul moyen d'échange humain. bref, on en re... parlera, cool vous suivez) parle des mêmes problèmes et avantages que moi. Moi je rajoute avantage.

En fait, cela ne fait que quelques mois, précisément quelques semaines que je veux réaliser mon fonctionnement dont je vous parle et vais vous parler régulièrement. Mais j'ai passé des heures sur le net à m'informer, rechercher, me faire une idée. Un bouquin aussi par hasard, mais je... vous connaissez la suite.

Ce qu'il en ressort, c'est que hypersensibilité et facultés intellectuelles importantes sont intimement liées. Cela veut dire pour faire très simple que c'est pas forcément évident à vivre. Pourquoi, parce-qu'on est pas dans la norme de fonctionnement "normal". Normal au sens norme, au sens loi de Gauss, loi assez universelle. 80% à 90% des gens sont toujours selon les contextes, les groupes, etc. rassemblés sur le même ratio de points communs. Que fait-on des 10% à 20% des autres restants. Selon les sociétés ou les groupes on exclu ou on intègre. Mais dans tous les cas, le fonctionnement humain naturel (au sens le plus facile, le plus court chemin synaptique et hormonal) tend à exclure ce qui n'est pas comme le groupe. C'est comme ça, tout le monde le fait. Ce qui fait la civilisation et l'humain s'est de s'éloigner de ce modèle sans vouloir le nier. Bref.

Et les autres ils le vivent comment de ne pas être comme les autres, mal plus ou moins toujours. On peut être immigré intégré ou immigré exclu. Et je parle d'aucun contexte, cela est valable pour un français au Canada, un algérien en France, un suisse en Allemagne. Et quelque soit les facilités ou les barrières sociales, politiques ou culturelles d'accueil. Oui parenthèse, j'ai horreur de toute forme de discrimination, de racisme évident, d'exclusion et autre machisme, sexisme, etc. L'universalisme, l'humanisme oui. Et on peut le faire au jour le jour, je vous assure. Fin de micro-parenthèse. Donc le premier intégré aura eu la capacité, la chance ou autre, bref il aura pu s'intégrer au groupe, le second exclu non. Il y a les choix aussi évidement, mais dans tous les cas on a les deux possibles et leurs dégradés avec toutes leur complexité humaine.

Pareil pour tous les gens aux marges d'un groupe humain.

Donc, on peut vivre très mal ces capacités hypersensibles, d'empathie immédiate et fulgurante, de réflexion sans arrêt, etc. Ou on peut vivre avec au mieux. Pour ma part j'essaye, ou plutôt, je veux aujourd'hui déjà les assumer et vivre au mieux avec. Pas évident, en tous cas pour l'instant. Ca pose d'innombrables questions, je vous assure.

Bon donc, tout cela pour dire Another Grey Day in the Big Blue World (j'ai fait un copier/coller ce coup-ci) si je m'arrête au titre de son blog, parle d'un joli monde mais de jours gris. Sous mes airs: "allez, on y va, soyons fort, la vie est belle, etc.", les jours sont gris aussi. Ni noirs, ni blancs. Bien sur cela signifie la nuance le gris, pas de manichéisme, mais aussi le gris n'est pas coloré et en même temps il les a toutes. Oui c'est un peu ça la vie lorsqu'on fonctionne de cette manière, même si on essaye de vivre au mieux avec. Attention, cela ne (pré-)juge en rien de Raven, l'auteur du blog, sur quoi que cela soit. Je ne me permettrais pas. Les conclusions hâtives et les sous-entendus je les laisse à ceux qui veulent faire l'économie de la pensée et du ressenti.

Je ne sous-entend jamais rien, je le dis sinon. Malheureusement, cela est assez problématique dans mon rapport à l'autre, car il croit régulièrement que mon discours est truffé de sous-entendus. Non, désolé pour eux. Si je ne ferme pas de porte, c'est que je n'ai pas les réponses. Chacun y voit la réponse qu'il veut, qu'il croit, qu'il pense unique. Moi je les vois toutes, tous les possibles et leur combinatoire. Alors je ne peux me permettre de fermer la porte.

Au final on parlait des goûts et des couleurs. Pas encore me direz-vous. Oui, je sais, mais pas forcément, si vous lisez entre le lignes vous ressentez déjà une réponse se dessiner.

Les goûts et les couleurs, Raven en parle ici: "C'est quoi ton style de musique ?". Je ne la paraphraserais pas plus donc. Sauf pour la musique classique, je n'en ai pas fait.

Tiens ça me fait penser, j'ai toujours considéré que j'étais nul en musique (jamais je ne suis allé dans ce domaine), que je n'avais pas d'oreille, etc. J'ai vécu avec une pianiste. J'ai découvert que je savais finement déceler des désaccords (ha ha ha). Que j'avais une oreille (oui deux même je sais). Qu'elles étaient même très sensibles. Exemple, je ne peux supporter des saturations, dans les bars, les concerts, etc. Tout le monde saute, s'amuse, etc. Moi la plupart du temps je peux pas, mes oreilles hurlent à la saturation. Ca m'exclut encore un peu plus.

Je rajouterais juste à ce que Raven dit que oui la pub, oui écouter pour aimer, etc. J'agréé.

Et même si je veux aller dans cette direction, plus j'écoute, plus j'aime. Plus je suis avec quelqu'un, plus je l'aime...

Oui, les questions et le côté fade, je rajoute pessimiste de ce fonctionnement c'est... l'amour. Ah.. lui... est-il vraiment possible lorsqu'on fonctionne de cette manière?

Là vous savez ce que je vais dire: on etc.

Avant de finir, j'allais quand même oublier le plus important. Merci Raven, votre blog m'a donné le déclic. Pas la première fois que je lis des pages, que j'ai envie de publier etc. Mais voilà, le truc était, un ajout de contextes tels que je me suis lancé. Merci donc Raven.
Par Dr. Jarod House - Publié dans : Présentation
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