Vendredi 27 février 2009
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13:02
Edition: 0.1
Aprés l'euphorie, les sentiments se délitent peu à peu, envie laisse place à dépit, énergie à fatigue et le chaos s'installe. Le flot d'envies et d'idées ne se canalisent plus, il y a perte de
contrôle.
La fatigue surement, le manque aussi. Le manque de ne pas stimuler le cerveau, de ne pas l'occuper. Un peu come un drogué en manque. Tant que l'on entretient, tout va bien, on peut baisser un peu
le rythme, mais pas le relacher. Sinon c'est la chute et tout passe du côté obscur. On a plus de prise sur rien, sur nos envies surtout. Elles submergent, mais laquelle choisir, laquelle réaliser,
on en commence une, puis une autre, puis pleins en même temps. Et au final on s'arrête, on les laisse en plan. Plus assez d'énergie pour y aller seul.
Je pourrais tout faire, le faire bien en plus. Du ménage de la maison à écrire un traité d'astronomie. Mais il faut le faire. Faire, pas le penser. La discussion est un échapatoire, un éxhutoire
qui permet de faire tout en ne faisant pas (merci
John Langshaw Austin). Mais discuter il faut être au moins deux. Par le net, par le
réel on s'en fout. Faire on est seul. Et seul on aime l'être aussi. Le paradoxe commence là, il ne s'achève pas. Il ne fait que recommencer encore et encore.
Quelle envie choisir? Aucune, opter pour une obligation? Non, je les repousse, je les filtre, jusqu'à ce que les plus importantes arrivent à échéance quand l'échéance n'est pas repoussable,
violable, soluble. Surtout dans ces moments là, aucune envie de l'obligation. Encore moins que d'habitude.
Alors quoi donc. Je ne sais pas, je tourne en rond, je zappe d'une idée à l'autre et je me force à écrire. Ecrire a toujours été un bon moyen de sortir, d'accoucher. Mais quand je suis comme cela,
j'écris mal, j'écris sans être connecté, j'écris de la sous écriture.
Donc j'arrête là.