Zs

Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 18:08
Edition: 1.0

L'avantage d'avoir ce fonctionnement (et oui me revoilà), en tous cas au moins un que j'ai identifié, c'est la possibilité de mettre un problème, une question ou autre qui attends une décision ou une réponse en travail inconscient.

Simple dans le principe, mais quelque prérequis lourds pur qui fonctionnez. Une grosse dose de confiance en soi, ou alors à minima de se dire: de toute façon c'est moi qui vais prendre la décision, consciente ou inconsciente c'est toujours moi avec mon vécu etc. L'avantage c'est qu'on a des retours bien plus profond, pas forcément justes au sens du meilleur choix, mais juste par rapport à nous, nos ressentis.

Puisque notre excès de substance blanche nous ouvre quelques pour-cents de plus d'accès conscient à notre cerveau, il est naturel de pousser le lien plus loin et utiliser cette porte.

L'intérêt est grand car il évite de se poser des milliards de questions sur le sujet sus-dit. En fait, de ne se les poser qu’inconsciemment et de n'avoir que le résultat. Simple retour de balancier, puisqu'on a accès à plus "d'inconscient", mettons le au travail et mettons moi de questions dans le conscient.

L'idée générale est de suivre ses fameuses intuitions et de "conditionner" leurs venues. Une intuition arrive sur un sujet sans savoir pourquoi, un ressenti. Mais là c'est de provoquer ces intuitions, leur résultat. On ne sait pourquoi mais la solution sera ça.

Comment ça marche?

Vous pensez, butez sur une question, un choix de vie, etc. Passez à autre chose et quand c'est mur, ca viendra tout seul. Comme le fruit, si cela ne tombe pas, c'est que ce n'est pas mur. Pas abouti, toutes les arborescences n'ont pas été explorées. Mais quand c'est là, en 2 secondes vous prenez votre téléphone, vous faites votre action décisive.

Simple, non?

Non.

Car pour les choses importantes, cela ne marche pas totalement. Vous y pensez en conscient et en inconscient. ...sauf si vous êtes submergé par la charge émotionnelle de ce problème et là... c'est le drame.

Par Dr. Jarod House - Publié dans : Zs - Communauté : Surdoués, Zèbres et Apparentés
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 10:48
Edition: 1.0

Le dernier livrer de Jeanne Siaud-Facchin, "Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué" (je ne mets pas de lien, il suffit de faire une recherche par le titre avec votre moteur favori).

Allez! Je l'ai mis le le lien, sur Amazon. Longtemps que j'ai pas commandé la bas, mais je les aime bien. En plus, c'est le premier lien Google. Bref.

Donc que l'on soit diagnostiqué (j'ai un peu du mal avec ce terme qui sous entend un problème, alors qu'il n'y en a pas forcèment pour tout le monde et je ne parle pas de moi, nullement). J'arrête et j'ouvre une parenthèse.

Par exemple pour l'enfant, la pression est déjà tellement forte d'être différent, de se savoir différent qu'en plus on associe le môt "diagnostic" à son sujet, au sujet de sa différence. De même pour les adultes. Quand Jeanne Siaud-Facchin parle de Zèbre, l'idée est très bonne afin de mettre un nom "propre", vidé de sens, de connotation, pour des personnes qui attachent une importance immense aux mots, aux termes, aux sens, aux contextes, aux connotations.

Alors parlons plutôt de détection, c'est beaucoup plus neutre. Rien n'est sous-entendu. Cela serait moins violent peut-être à porter. Fin de parenthèse.

Donc, que l'on soit diagnostiqué (le terme est toujours valide, ma parenthèse ne change rien aux faits), détecté (je le mets pour être cohérent avec ma parenthèse le long de mon discours), troublé par certaines choses en lisant ce livre, totalement bouleversé à sa lecture (j'ai pleuré toutes les 10 pages), que l'on ait pas lu le livre mais que l'on sente cette différence, que l'on ne l'explique pas (rahh... ces explications!), que l'on se doute de quelque chose, que l'on ait peur de tomber dans la prétention et tous les autres cas similaires, apparentés... le grand problème c'est la solitude.

Je m'explique.

Je ne parle pas forcément de solitude au sens où même les personnes qui le vivent bien, au mieux, ne sont pas seules, sont intégrées dans les groupes sociaux (familiaux proches à lointains), etc. On peut avoir des amis, des relations, des maris, des femmes, des enfants, des parents, des soeurs, des frères, etc. Oui évidement et entretenir comme tout le monde des relations plus ou moins proches avec eux. Mais même pour ceux qui y arrivent à avoir ces relations quasi "parfaites", il y a cette solitude.

La solitude d'être différent, de ne pouvoir communiquer avec d'autres ou une autre personne comme soi.

Alors bienvenu dans le communautarisme me direz-vous. Attendez, j'y arrive. Pas trop vite dans les raisonnements (enfin au sens de ne pas oublier des choses bien sur, sinon vite évidement).

Oui ou non cela dépend. Il y a d'abord le fait, le constat et les options.

Le fait. C'est cette solitude, elle existe. Pour toutes les personnes qui fonctionnement différemment comme cela: surdoué, zèbre, etc. Tous fonctionnent différemment du reste du groupe humain. 2%, 5%, bref dans le meilleur des cas plus de 9 personnes sur 10 au hasard ne fonctionnent pas comme vous. Donc au niveau des relations, du noyau familial au plus loin, le ratio tombe facile à 49 sur 50 si on a de la chance.
Donc, la majeure, voire la quasi-totalité du temps, le comportement doit être adapté. Cela demande un effort, plus ou moins adapté, plus ou moins d'effort, etc. Jusqu'au dénaturement permanent de tout ou partie de soi dans le pire (meilleur?) des cas.

Alors j'appelle cela de la solitude, car "naturellement", au sens de son fonctionnement propre il n'aspire pas à être autre. Donc en consèquence logique, cela signifie pour moi une solitude plus ou moins masquée.

La solitude je l'accepte. J'accepte le fait, je ne peux le nier il est là. Mais cela ne doit pas m'empêcher de trouve des solutions. De l'effacer, de le combattre, autrement que par des fonctionnements inconscients dont je ne suis maître. Je veux choisir, c'est plus dur.

Alors si on choisit, on a quoi comme options. Le communautarisme ou ... pas grand chose.

Le communautarisme, c'est vouloir se retrouver entre nous, entre identiques, se refermer sur soi-même. Alors oui le sentiment de solitude est tel qu'à un moment il est normal, évident, naturel de vouloir se regrouper. Mais pas dans l'excès. C'est mon avis pour le coup. Juste cela.

Mais si les valeurs d'universalisme, d'humanisme sont partagées à un tel niveau par ces Zèbres, ces surdoués, ces hypertrophiés du sentiment, alors il y a antinomie. C'est impossible de vouloir la communauté pour être moins seul. Alors on va sacrifier encore son "manque", continuer à ne pas être soi, pour ne pas tomber dans encore autre chose qu'y est encore moins nous même. Pas nous même, mais nous ne faisons pas de choses contre les principes fondamentaux, les valeurs principielles.

Donc encore et toujours seul.

La paradoxe, on recherche l'autre identique, mais on ne veut pas être en communauté, étiqueté, etc.

Alors c'est dur, très dur parfois. On le sait ou pas, on l'accepte ou pas, mais c'est difficile.

Que faire?

J'en sais rien, enfin si peut-être des pistes, moins que des solutions. Pas assez de recul, de données, de retours pour une solution. Pas l'envie de donner une solution non plus.

Mais des pistes. Une piste, les blogs, je me suis lancé, j'ai fait un tour sur les autres et je me dis pourquoi pas déjà regrouper les blogs ici, ou donner envie à certains de rejoindre, et de voir ce que cela donne.

Le but. Je sais pas, on verra. Déjà la visibilité, si cela fonctionne, la visibilité attire. L'attirance permet de croître en contenu, en retour. Et après on voit.

Si quand même une espérance personnelle, peut-être partagée par d'autre. Etre moins seul, compenser ce manque ici, nouer des relations, des amitiés pourquoi pas? Ah l'idéal humaniste de changer le monde. Mais je me contiens, vous avez vu.

Allez, si je vous le dit quand même, qu'est-ce que j'aurais envie d'avoir des amis, qui sont près de chez moi, avec qui on pourrait passer des soirées à être nous-mêmes, discuter de tout, parler, rire, sortir. Comme les vrais gens quoi en fait.
Par Dr. Jarod House - Publié dans : Zs - Communauté : Surdoués, Zèbres et Apparentés
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