Edition: 1.0
Le dernier livrer de
Jeanne Siaud-Facchin,
"Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte
surdoué" (je ne mets pas de lien, il suffit de faire une recherche par le titre avec votre moteur favori).
Allez! Je l'ai mis le le lien, sur Amazon. Longtemps que j'ai pas commandé la bas, mais je les aime bien. En plus, c'est le premier lien Google. Bref.
Donc
que l'on soit diagnostiqué (j'ai un peu du mal avec ce terme qui sous entend un problème, alors qu'il n'y en a pas forcèment pour tout
le monde et je ne parle pas de moi, nullement). J'arrête et j'ouvre une parenthèse.
Par exemple pour l'enfant,
la pression est déjà tellement forte d'être différent, de se savoir différent qu'en plus on associe le môt
"diagnostic" à son sujet, au sujet de sa différence. De même pour les adultes. Quand Jeanne Siaud-Facchin parle de Zèbre, l'idée est très bonne afin de mettre un nom "propre", vidé de sens, de
connotation, pour des personnes qui attachent une importance immense aux mots, aux termes, aux sens, aux contextes, aux connotations.
Alors
parlons plutôt de détection, c'est beaucoup plus neutre. Rien n'est sous-entendu. Cela serait moins violent peut-être à porter. Fin de
parenthèse.
Donc, que l'on soit diagnostiqué (le terme est toujours valide, ma parenthèse ne change rien aux faits), détecté (je le mets pour être
cohérent avec ma parenthèse le long de mon discours), troublé par certaines choses en lisant ce livre, totalement bouleversé à sa lecture (j'ai pleuré toutes les 10 pages), que l'on ait pas lu le
livre mais que l'on sente cette différence, que l'on ne l'explique pas (rahh... ces explications!), que l'on se doute de quelque chose, que l'on ait peur de tomber dans la prétention et tous les
autres cas similaires, apparentés...
le grand problème c'est la solitude.
Je m'explique.
Je ne parle pas forcément de solitude au sens où même les personnes qui le vivent bien, au mieux, ne sont pas seules, sont intégrées dans les groupes sociaux (familiaux proches à lointains), etc.
On peut avoir des amis, des relations, des maris, des femmes, des enfants, des parents, des soeurs, des frères, etc. Oui évidement et entretenir comme tout le monde des relations plus ou moins
proches avec eux. Mais même pour ceux qui y arrivent à avoir ces relations quasi "parfaites", il y a cette solitude.
La solitude d'être différent, de ne pouvoir communiquer avec d'autres ou une autre personne comme soi.
Alors bienvenu dans le communautarisme me direz-vous. Attendez, j'y arrive. Pas trop vite dans les raisonnements (enfin au sens de ne pas oublier des choses bien sur, sinon vite évidement).
Oui ou non cela dépend.
Il y a d'abord le fait, le constat et les options.
Le fait. C'est cette solitude, elle existe. Pour toutes les personnes qui fonctionnement différemment comme cela: surdoué, zèbre, etc. Tous
fonctionnent différemment du reste du groupe humain. 2%, 5%, bref dans le meilleur des cas plus de 9 personnes sur 10 au hasard ne fonctionnent pas comme vous. Donc au niveau des relations, du
noyau familial au plus loin, le ratio tombe facile à 49 sur 50 si on a de la chance.
Donc, la majeure, voire la quasi-totalité du temps, le comportement doit être adapté. Cela demande un effort, plus ou moins adapté, plus ou moins d'effort, etc. Jusqu'au dénaturement permanent de
tout ou partie de soi dans le pire (meilleur?) des cas.
Alors j'appelle cela de la solitude, car "naturellement", au sens de son fonctionnement propre il n'aspire pas à être autre. Donc en consèquence logique, cela signifie pour moi une solitude plus ou
moins masquée.
La solitude je l'accepte.
J'accepte le fait, je ne peux le nier il est là.
Mais cela
ne doit pas m'empêcher de trouve des solutions. De l'effacer, de le combattre, autrement que par des fonctionnements inconscients dont je ne suis maître. Je veux choisir, c'est plus dur.
Alors si on choisit, on a quoi comme options. Le communautarisme ou ... pas grand chose.
Le communautarisme, c'est vouloir se retrouver entre nous, entre identiques, se refermer sur soi-même. Alors oui le sentiment de solitude est
tel qu'à un moment il est normal, évident, naturel de vouloir se regrouper. Mais pas dans l'excès. C'est mon avis pour le coup. Juste cela.
Mais si les valeurs d'universalisme, d'humanisme sont partagées à un tel niveau par ces Zèbres, ces surdoués, ces hypertrophiés du sentiment,
alors il y a antinomie. C'est impossible de vouloir la communauté pour être moins seul. Alors on va sacrifier encore son "manque", continuer à ne pas être soi, pour ne pas tomber dans encore autre
chose qu'y est encore moins nous même. Pas nous même, mais nous ne faisons pas de choses contre les principes fondamentaux, les valeurs principielles.
Donc encore et toujours seul.
La paradoxe, on recherche l'autre identique, mais on ne veut pas être en communauté, étiqueté, etc.
Alors c'est dur, très dur parfois. On le sait ou pas, on l'accepte ou pas, mais c'est difficile.
Que faire?
J'en sais rien, enfin si peut-être des pistes, moins que des solutions. Pas assez de recul, de données, de retours pour une solution. Pas l'envie de donner une solution non plus.
Mais des pistes. Une piste, les blogs, je me suis lancé, j'ai fait un tour sur les autres et je me dis pourquoi pas déjà regrouper les blogs
ici, ou donner envie à certains de rejoindre, et de voir ce que cela donne.
Le but. Je sais pas, on verra. Déjà la visibilité, si cela fonctionne, la visibilité attire. L'attirance permet de croître en contenu, en retour. Et après on voit.
Si quand même
une espérance personnelle, peut-être partagée par d'autre. Etre moins seul, compenser ce manque ici, nouer des relations, des
amitiés pourquoi pas? Ah l'idéal humaniste de changer le monde. Mais je me contiens, vous avez vu.
Allez, si je vous le dit quand même, qu'est-ce que j'aurais envie d'avoir des amis, qui sont près de chez moi, avec qui on pourrait passer des soirées à être nous-mêmes, discuter de tout, parler,
rire, sortir. Comme les vrais gens quoi en fait.